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STATES

Samedi 1 juillet 2006

Dès que nous amorçons notre descente sur Los Angeles, je ne pense qu’à une chose : pourvu que nous ayons le temps de voir le match France/Espagne. Nous passons sans encombres l’immigration, la douane et échappons à toute fouille. Nous récupérons les bagages rapidement et sautons dans le premier taxi. Nous n’avons pas réservé d’hôtel mais avons l’adresse d’une auberge de jeunesse où nous espérons qu’il y ait de la place. Ils n’ont plus de dortoirs et nous propose une chambre familiale. Etant donné que nous avons déjà payé 37 dollars de taxi, autant rester sur Santa Monica. Par contre la chambre ne sera libre qu’à 14 heures, ce qui ne nous arrange guère mais la bonne nouvelle c’est qu’il y a un salon télévision et qu’en plus, le match n’a pas encore commencé. Hourra !! Comme l’action n’est pas au rendez- vous pendant la première mi-temps et qu’en plus on se prend un penalty, nous devons lutter pour ne pas nous endormir (nuit blanche oblige). Heureusement, la seconde mi-temps est palpitante et la victoire ne tarde pas à venir. Super, c’est reparti pour un France/Brésil. Un peu prématuré certes mais bon.
Le match terminé, nous récupérons notre chambre et y dormons trois heures. Nous trouvons la chambre chère et en plus la porte vitrée qui donne sur le balcon n’a pas de rideaux, ce qui laisse entrer la lumière du jour. Nous n’y passons qu’une nuit et en sommes bien contents. Nous avons déjà repéré un loueur de voitures auprès de qui nous pourrons réserver demain une voiture pour nous rendre sur San Fransisco. En attendant, nous allons nous promener dans Santa Monica sur le front de mer, fort agréable. Nous admirons l’Océan Pacifique et mangeons dans un restaurant mexicain. Les proportions sont énormes et nous mangeons encore beaucoup trop. Nous arrivons tant bien que mal à nous traîner jusqu’à l’hôtel pour enfin dormir. Du moins c’est ce que nous pensions mais c’était sans compter sur les enfants qui étaient surexcités. Ils entreprennent la construction d’une cabane et ne comprennent pas qu’il nous faut absolument dormir. Il faudra tout de même deux heures pour les faire revenir à  la raison. Sauf qu’après, nous avons eu énormément de mal à trouver le sommeil.

Par Maël
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Samedi 1 juillet 2006

Etant donné que personne ne dort, nous sortons du lit à 7 heures. Nous en profitons pour faire une lessive (ça devenait urgent) en attendant que le loueur de voitures ouvre. Ils viennent nous chercher pour nous emmener à l’agence principale et là, ils nous apprennent que nous ne pouvons pas laisser la voiture à Las Vegas. Il est déjà 10 heures et nous nous retrouvons sans voitures. Nous prenons un taxi pour nous rendre dans la zone de l’aéroport où sont localisés tous les loueurs. Entre le prix du taxi de la veille et celui d’aujourd’hui, nous aurions mieux fait de louer une voiture dès notre arrivée. Nous essayons un premier loueur mais ils n’ont plus de voitures disponibles. Etant donné les distances entre les différents loueurs, nous préférons téléphoner d’abord. Comme il s’agit de notre premier coup de fil aux USA, les choses ne sont pas faciles. Nous réussissons à trouver un loueur et les prix proposés sont au-delà de nos espérances aussi réservons-nous. Nous voulons prendre un taxi pour nous y rendre mais sous prétexte qu’il n’y qu’un bloc à faire, il refuse de nous y emmener. Nous n’avons plus qu’à faire le presque 1 kilomètre à pied avec nos sacs sur le dos et très franchement, 25 kgs à transporter, on s’en serait passé. Car, allez savoir pourquoi nos sacs pèsent plus lourd qu’à notre départ et pourtant, il ne nous semble pas avoir acheté quoique ce soit qui justifie cette différence. Alors bien sûr, le loueur ne retrouve pas notre réservation (je devrais prendre un nom d’emprunt car pas une seule façon mon nom aura été noté correctement). Il nous faut tout recommencer et étrangement, quand nous demandons de quelle voiture il s’agit, il nous dit ne pas savoir et que tout dépendra du stock. Nous insistons et il nous propose une Chevrolet. Comme elle était à côté d’un PT Cruiser, j’ai cru, l’espace d’un instant qu’il s’agissait d’un PT Cruiser. Dommage, ça aurait été sympa et puis c’est vrai que le Chevy n’est pas mal non plus. Enfin nous avons notre nouveau compagnon pour les 17 jours à venir. Nous avons du mal à caser tous les bagages, hésitons même à en changer mais ce serait dommage de se retrouver avec une familiale de base. Nous prenons enfin la route. Ah nous les USA, les grandes routes !! Nous ne croisons que d’énormes voitures, si énormes qu’elles s’apparentent bien souvent à des camions. Il est certain qu’ici, une twingo passerait pour une voiture d’enfant (j’exagère un peu mais pas tant que ça.) Bref, on ne nous a pas menti, l’Amérique, c’est vraiment le pays de la démesure.
Nous allons à Hollywood pour nous immerger dans le royaume des stars. Nous déjeunons à Burger King où ils font la promotion de Superman qui vient de sortir. Superman en personne vient y chercher à manger mais contre toute attente, les enfants sont scotchés devant leur Happy Meal version Burger King et n’en décollent pas. Nous insistons : « allez le voir, c’est quand même Superman et on est à Hollywood » mais rien n’y fait, ils restent là sans réaction. Quand nous sortons dans la rue, nous nous retrouvons nez à nez avec Superman. Au même moment, un bus scolaire (les bus jaunes et noirs) passe et les gamins hurlent en le voyant. Adrien et Sarah n’en croient pas leurs oreilles quand Superman se met à leur parler et à demander à Sarah si elle sait comment fonctionne le jouet qu’elle tient à la main (le cadeau du Burger à l’effigie de Superman). Il lui montre comment faire, elle essaye à son tour et il lui dit « not so bad ! ». Je lui demande si nous pouvons prendre une photo de lui avec les enfants et il nous répond : « OK but make it quick ». Les enfants sont intimidés et contents à la fois. Ils savent que ce n’est pas le vrai mais en tout cas, il est chargé de faire la promotion du film en se promenant dans les rues d’Hollywood. Nous continuons notre visite au pays des stars en allant sur Hollywood boulevard qui est à 2 minutes à peine et déambulons sur le boulevard en lisant les noms inscrits sur le sol. Nous allons au Musée des records où toutes sortes de records, du plus sérieux au plus loufoque sont répertoriés. Nous prolongeons cet agréable moment avec le Musée de cire. Pour compléter totalement le tableau, nous roulons dans Beverly Hills à la recherche des maisons de stars (Columbo, Burt Reynolds, Barbara Streisand, Rod Stewart). Et c’est là qu’on se rend compte que oui, il y a vraiment des gens qui sont richissimes.
Il fait nuit quand nous prenons réellement la route. Nous nous arrêtons à mi-chemin dans ce qui sera notre premier motel. 

Par Maël
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Samedi 1 juillet 2006

A cause du décalage horaire, Franck et les enfants se réveillent à 11 heures 30. Après une heure de route, nous arrivons à Santa Barbara. Ah Santa Barbara !!! Tout un mythe, toute une histoire. Alors, avouons le, je regardais avec assiduité et passion (si, si) le feuilleton phare des années 80 : Santa Barbara. Alors nous ne pouvions pas manquer de nous y arrêter, d’autant que la ville est charmante. Entre Alerte à Malibu, Côte Ouest, Beverly Hills, Bel Air, Dallas, nous ferons un véritable pèlerinage des feuilletons télévisés américains. Manque plus que Les Feux de l’Amour !
Il nous faut beaucoup de temps avant de trouver un hôtel qui soit dans nos prix. Nous allons déjeuner sur la jetée avant de prendre notre premier bain dans le Pacifique. Nous avons un peu de mal à y entrer, tant l’eau est froide, mais il serait ridicule de passer à côté du Pacifique. C’est en courant et en hurlant à moitié que nous arriverons à entrer entièrement dans l’Océan. Profiter de la plage en elle-même est cependant plus agréable. Il fait chaud et pendant que je me dore au soleil (la première fois que j’arrive à m’allonger sur la plage depuis le début du voyage !), Franck et les enfants me préparent une surprise : une tortue en sable que j’aurais bien emportée avec moi. De retour à l’hôtel, après une bonne douche, nous nous mettons aux devoirs. Nous sortons dîner dans un restaurant typiquement américain. Pour un jeudi soir, il y a énormément de monde dehors et il semblerait que ce soit la fin de l’année estudiantine.
Tous les pubs sont interdits aux moins de 21 ans et notre restaurant se transformant en pub à partir d’une certaine heure. Adrien attend que nous soyons dehors pour nous dire qu’il souhaite aller aux toilettes. Le vigile lui permet de rentrer, accompagné de Franck. Alors que tous les jeunes doivent présenter leur carte d’identité à l’entrée, Adrien y entre comme dans un moulin. Tout le monde le regarde avec amusement.

Par Maël
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Jeudi 10 août 2006

Nous reprenons la route pour San Fransisco ou Frisco, comme on le souhaite. Etant donné que les enfants n’ont rien trouvé de mieux à faire que de faire la nouba toute la soirée, la nuit a été courte. Résultat des courses, ce n’est pas aujourd’hui que je pourrais prendre le volant de notre Chevrolet, tant je suis fatiguée. Nous arrivons à San Fransisco en fin d’après-midi. A une semaine près, nous serions arrivés en pleine Gay Pride. Ça aurait été sympa mais nous aurions eu du mal à trouver un hébergement. De plus, avec les kids, ça n’aurait pas été l’idée du siècle. Nous faisons le tour des motels. C’est pratique car ils sont tous sur Lombard Street. Nous vérifions à chaque fois qu’ils ont la télé et qu’ils retransmettent en direct le match de demain. Après en avoir tenté une bonne dizaine, nous en trouvons un qui est dans nos prix, très propre et en plus avec une connexion internet. Nous réservons d’emblée deux nuits. Il n’est pas très tard et avant de nous aventurer dans la ville, nous faisons les devoirs. Dernière leçon de français pour Adrien. Si on met de côté la leçon sur la soustraction avec retenues, il a terminé l’ensemble de son programme. A part deux ou trois leçons à Krabi où j’ai bien failli m’arracher les cheveux, le petit a vraiment très bien travaillé. Nous avons couvert tout son programme et il s’est montré tenace pour faire ses exercices jusqu’au bout. Bon point pour lui. De mon côté, on ne peut pas dire que j’ai envie de me tourner vers l’éducation nationale (loin de là) mais j’ai trouvé l’expérience intéressante. Il est officiellement en vacances (avec donc des devoirs de vacances comme tous les ans) mais nous attendrons de faire la leçon sur la soustraction pour fêter son année.
Nous allons dîner dans un restaurant tout près de notre motel. 

Par Maël
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Jeudi 10 août 2006

Le grand match a lieu aujourd’hui et cette fois-ci le décalage horaire nous est favorable puisque le match commence à midi. Je réveille Franck et les enfants à la prolongation Angleterre/Portugal. Nous suivons ensemble la séance de tirs au but. Nous aurions préféré une victoire anglaise mais les portugais se sont montrés tenaces jusqu’au bout. Le lancement de la fusée devait avoir lieu pendant la mi-temps, ce qui nous permettait de suivre les deux évènements en direct. Mais à cause de la météo, le lancement est reporté au lendemain. Le match commence enfin. Au but de Thierry Henri, nous hurlons de joie jusqu’à ce que Franck nous demande de nous calmer. Nous avons les yeux rivés sur le compteur pendant les 20 dernières minutes, redoutant un but brésilien. Le coup de sifflet de l’arbitre libère la pression, nous avons une fois de plus battu les tenants du titre. Nous hurlons de bonheur, les enfants sautent sur le lit. Les bleus sont en demi-finale !! Nous écoutons les commentaires des journalistes américains qui nous avaient déjà enterrés : « We are surprised, France surprised us ».
Nous partons déjeuner après avoir roulé un bon moment. Nous atterrissons dans un restaurant typique des US. A première vue, il semblait sympathique mais à la vue des gens installés, nous nous demandons si nous avons bien choisi. Mais la nourriture est bonne. Là aussi, ils nous servent dès notre arrivée un grand verre d’eau. Dire qu’en France, il faut quémander pour avoir une carafe. Ici, pas de carafe mais d’immenses verres que les serveurs remplissent régulièrement. Quant au café et au coca, ils sont servis à volonté. Nous comprenons mieux pourquoi les américains prennent autant de poids, car l’on se prend facilement au jeu en ingurgitant coca sur coca. Nous allons au supermarché pour m’acheter des galettes de riz car depuis notre arrivée aux States, je n’avais rien à manger le matin. Nous faisons un tour de la ville en voiture afin d’en avoir une vue d’ensemble. Elle couvre une large superficie et on a vite fait de s’y perdre. Nous prenons le fameux Golden Gate Bridge qui est à moitié plongé dans le brouillard. Nous surplombons la baie de San Fransico. Nous apercevons au loin Alcatraz. Nous ne pourrons certainement pas visiter la célèbre prison car il n’y a pas de ticket avant mardi. C’est l’anniversaire de l’indépendance des Etats-Unis le 4 juillet, c’est donc un long week-end. Nous ne savons pas comment nous faisons mais à chaque fois, nous tombons pendant une festivité : nous sommes arrivés en Australie, le jour de l’anniversaire de la Reine; et en Thaïlande, pendant les vacances du water festival. Tout cela est bien festif mais du point de vue de l’organisation, ça ne nous arrange pas toujours.  Nous nous perdons dans un quartier aux maisons toutes aussi jolies les unes que les autres. Nous allons au centre ville à la recherche de ce qui a rendu célèbre (entre autres) San Fransisco : les rues qui montent et qui descendent, le cable car et le tramway. Ça donne un côté très charmant à la ville. Le fait que les rues soient toutes perpendiculaires est pratique pour trouver son chemin mais cela rend les villes impersonnelles (elles sont toutes construites sur le même modèle). Mais là avec toutes ces rues très en pente, la ville prend une autre dimension. La présence des très nombreux SDF nous rappelle que nous sommes dans une grande ville. Nous prenons la direction du quartier touristique : Fisherman’s Wharf. Là, changement de décor, beaucoup de piétons, de magasins. Nous retrouvons nos bonnes vieilles habitudes, à savoir, nous ruer sur les boutiques de souvenirs. Sauf que nous réalisons rapidement que nous ne sommes plus en Asie. Malgré notre séjour en Australie, nous n’avons pas retrouvé nos réflexes d’avant. Tout nous paraît cher, excessivement cher. Nous allons voir le musée de la mécanique et comprenons pourquoi il est gratuit. Il faut payer pour voir les machines fonctionner. C’est rigolo deux minutes mais nous ne trouvons pas cela aussi excellent que le laissait entendre le Lonely Planet. Nous terminons la soirée en dînant dans un restaurant – Eat at Joe’s - aux couleurs de Happy Days : des sièges colorées, des jux box et le traditionnel menu enfant avec un petit livre de coloriage, des devinettes et des crayons de couleur. Nous prenons un temps fou pour commander. Le serveur revient trois fois avant que nous passions la moindre commande. C’est ainsi à chaque fois, le temps de décortiquer les plats, de demander s’il y a du gluten ou pas. Nous ne sommes pas loin de changer de jour quand nous nous couchons. Il paraît évident que nous ne nous sommes pas encore mis à l’heure américaine.   

Par Maël
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