Cette fois-ci, je suis réellement malade. Je reste au lit toute la journée, mon estomac n’a pas dû supporter notre dernier dîner. Je descends simplement le soir au restaurant de l’hôtel pour dîner (ce qui d’ailleurs n’a pas été l’idée du siècle). Franck et les enfants sont allés à la poste pour expédier nos souvenirs. Et nous comprenons mieux pourquoi nous avons tant peiné avec notre excédent de poids ces deux derniers jours. Mine de rien, le colis pèse 27 kilos !!! Nous récupérons nos visas pour la Chine : un visa de moins à faire. Le soir, après dîner, nous faisons une démonstration de notre nouveau jeu d’échecs aux enfants.
Miracle, pour la première fois, les enfants ne nous réveillent et nous laissent dormir. Ils se sont certes réveillés sur le tard mais n’empêche qu’ils sont restés jouer sagement dans leur chambre au lieu de venir comme d’habitude tambouriner à notre porte. Nous sommes même inquiets de ce long silence. Vu l’heure tardive, nous sautons le petit déjeuner pour déjeuner directement. Je n’ai plus de vertiges et j’ai meilleure forme mais je ne souhaite pas renouveler l’expérience d’hier soir, alors ce sera bol de riz et coca jusqu’à nouvel ordre.
Les enfants apprécient le cadre du guest-house. Il est vrai qu’après l’Inde, tout nous semble d’une propreté irréprochable. Ici, les chaussures sont interdites, aussi ils traînent en permanence nu-pieds. Les gens leur offrent des bonbons (des haribos à la réglisse) et ils sont heureux de découvrir un vieux guide du routard en français. Notre lonely planet que nous avons acheté en Inde est en anglais et ils étaient déçus de ne pas pouvoir le lire (sachant qu’il n’avait pas jeté un œil à notre guide d’Afrique du sud, pourtant en français). Depuis le Nord de l’Inde, ils ne se contentent pas de nous suivre en demandant ce qu’on va faire mais s’impliquent davantage en lisant des choses et en nous en faisant part. L’après- midi, nous travaillons sur la suite du voyage. Nous optons pour un séjour détente qui nous fera le plus grand bien. Nous quitterons Bangkok sitôt les passeports avec les visas nécessaires récupérés et prendrons un bus qui nous amènera sur une île au bord de la mer. Au programme, détente, bain de mer, devoirs pour les petits, massages pour les grands, trekking à dos d’éléphant. Nous aimerions bien choisir un endroit sans malaria, nous avons une petite préférence pour Ko Chang qui semble réunir tous les ingrédients nécessaires à un agréable séjour. Les éléments dénichés sur internet étant incomplets, nous envoyons un mail à l’Institut Pasteur pour en avoir le cœur net. Franck lui aussi a une petite forme, il semblerait que nous subissions le contre- coup de notre séjour en Inde. Franck part avec les enfants pour essayer de trouver une autre agence de voyages qui se chargerait de nous procurer les visas pour le Vietnam et éventuellement le Cambodge à un prix plus intéressant. Je reste au calme en espérant que deux jours à hiberner me remettront d’attaque car entre nos passeports en attente dans une ambassade et moi malade, nos sorties s’en trouvent quelque peu limitées. Par rapport au rythme trépidant d’Inde, ça nous change. J’en profite pour préparer la suite des leçons pour Adrien.
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