Nos sacs posés à côté de nous, nous prenons le petit déjeuner au bord de l’eau. Le bateau pour nous ramener à Cancun est dans 30 minutes. Les enfants mangent des toasts tandis que Franck mange ses derniers œufs à la rancheros pendant que je dévore mes tacos.
Nous pensions prendre un bus à la gare routière pour aller à l’aéroport mais la différence de prix avec un taxi n’étant pas si importante, nous prenons directement un taxi. Une fois n’est pas coutume, nous avions vu tellement large que lorsque nous arrivons à l’aéroport, notre vol n’est pas encore affiché. Comme il n’y a pas de sièges pour s’asseoir, nous reprenons les coutumes indiennes en nous mettant par terre, vautrés sur nos gros sacs. Très rapidement, une longue file d’attente se forme pour enregistrer les bagages. Les nouvelles directives de sécurité sont affichées dans tout l’aéroport : tout liquide quel qu’il soit est interdit. Nous devons retirer nos chaussures pour passer le contrôle et cette fois-ci, les enfants n’y échappent pas. Par contre, contrairement aux nouvelles recommandations, il n’y a aucune fouille à l’entrée même de l’avion. Nous nous en insurgeons : à quoi bon mettre en place des mesures pour ne pas les respecter !
A notre arrivée aux States, à 20 heures 30, les enfants sont étonnés que l’on attende aussi longtemps pour récupérer nos bagages. Jusqu’à présent, nous étions parmi les premiers à être servis. Nous prenons un taxi pour rejoindre notre hôtel. Dans le taxi, il nous semble reconnaître une musique avec des paroles françaises, nous demandons au chauffeur si c’est le cas et il nous répond qu’il ne s’agit pas vraiment de français mais de créole. C’est ainsi que nous apprenons qu’il est haïtien. Notre arrivée à l’hôtel est quelque peu décevante. En effet, nous rêvions tous de cet hôtel new-yorkais. Les enfants qui n’ont pas eu de chambre à eux depuis des semaines étaient bien contents de l’occasion et il est inutile de préciser que nous attendions également avec impatience ce moment. Malheureusement, rien ne s’est passé comme prévu. L’hôtel en question est en fait une auberge de jeunesse internationale qui ne fait pas dans la dentelle, étant donné l’importance de la structure. La réceptionniste est peu avenante pour ne pas dire désagréable. Elle nous annonce sans ménagement que nous avons deux chambres avec lits superposés (et là on fait la grimace) et avec salle de bains sur le palier. Alors forcément, en temps normal, cela ne nous aurait pas dérangés mais là nous avions clairement envie d’autre chose. Nous sommes abasourdis mais, agacée par notre attitude, elle nous demande ce que nous avons décidé. Comme si nous avions le choix !! Nous prenons la chambre, ou plutôt les chambres que nous trouvons sans grand intérêt.
Nous cherchons désespérément un Mac Do, seule solution pour manger rapidement à un prix correct. Là encore, nous devons faire face à une employée totalement impolie qui ne dit ni bonjour, ni au revoir et qui ne fait aucun effort pour comprendre notre anglais. Nous ne connaissons pas encore New York mais les new-yorkais rencontrés sont loin d’être sympathiques.
Par Maël
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