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Mardi 19 septembre 2006

OK on se la coule douce mais pas autant qu’on pourrait. Adrien voudrait aller à l’eau dès son réveil et comme il a très bien compris que je le suivrais sur ce coup là, il me tend tous les matins depuis deux jours la montre (parce qu’il a appris à l’heure cette année) en me disant sur le ton de la confidence : « il est tard, très tard, déjà 8h15 ». Sous entendu, allez réveille Papa pour qu’on aille à la mer. Notre montre mérite quelques lignes. Le fameuse montre tour du monde achetée en solde chez Décathlon qui a failli finir dans les toilettes d’un train indien lorsque le bracelet a cédé. Depuis, dépourvu de son bracelet, nous avons manqué de la perdre une bonne centaine de fois. Tout le monde a essayé de se l’attribuer et résultat des courses, comme personne ne savait jamais où elle était, elle s’est offerte un petit tour en machine à laver à Los Angeles. Mais elle a tenu bon et fait l’objet d’une attention démesurée, chacun souhaitant qu’elle rentre à bon port.
Ceci dit, revenons en aux choses sérieuses. Suite à une grande discussion, nous en sommes arrivés au fait suivant : nous ne profitons pas assez de la mer. Entre les heures perdues entre midi et 16 heures, les réveils tardifs et les pauses repas qui n’en finissent pas, il ne reste pas beaucoup de temps pour profiter de la mer. Alors qu’on se le dise, demain et après-demain, nous n’aurons rien à raconter sur le blog parce que ce sera, mer, mer et mer.
En attendant, alors que nous allions prendre un taxi pour visiter la ferme des tortues, nous croisons un type qui nous propose de faire du snorkeling. Nous hésitons, finissons par trouver chaussures à nos pieds et partons pour quelques heures faire du snorkeling. Bien entendu, l’idée de payer une excursion pour faire du snorkeling m’a toujours un peu étonnée mais avec les enfants, pourquoi pas d’autant qu’une halte dans le sud de l’île permettant diverses activités (dont la ferme aux tortues) est possible.
Et comme on s’y attendait un peu, on peut difficilement appeler ce que nous avons fait du snorkeling à ceci près que les fonds marins étaient éblouissants. Il aurait fallu simplement y rester plus longtemps pour observer la faune et la flore. Sarah nous attend dans le bateau (à cause de son problème à l’oreille) pendant que nous partons explorer. Dès le début, nous nous faisons remarquer en étant à la traîne. Forcément, le masque d’Adrien est trop grand, l’eau rentre dedans et puis essayez de nager avec un gilet de sauvetage et vous comprendrez. C’est une obligation légale de garder son gilet afin de ne pas détruire les fonds marins. C’est sûr qu’endimanchés comme nous étions, nous pouvions difficilement aller sous l’eau. Nous montrons notre mécontentement (on n’est pas français pour rien) mais la loi, c’est la loi et puis le but est plutôt louable. En tout cas, nous avons néanmoins pu voir énormément de choses. La ballade se poursuit à la ferme des tortues. Une toute petite ferme où sont élevées différentes espèces de tortues et ça, les tortues, on adore (enfin les enfants et moi). Et le clou du spectacle : après notre déjeuner improvisé de chips sur la plage, nous avons touché un requin. Je dirais même plus : nous étions dans l’eau avec la bête. Nous y sommes tous allés, d’abord Franck avec Adrien puis Franck et moi mais Sarah refusait catégoriquement de le faire. Elle a la phobie des requins et sa blessure de méduse n’a pas arrangé les choses mais déjà avant, elle redoutait la présence d’un requin dans la mer. Mais fait étrange, le seul endroit où elle est entrée dans l’eau sans se poser de questions, c’était en Afrique du sud (alors qu’elle savait qu’il pouvait y en avoir !!). En tout cas, c’est ici, à Isla Mujeres, qu’elle a surmonté sa peur avec brio Au début, elle ne voulait pas et nous n’avons pas insisté. Nous sommes partis nous baigner et un peu plus tard, elle a émis l’envie de toucher le requin. Bien entendu, juste au moment où nous devions retourner dans le bateau. Qu’importe, nous ne pouvions pas laisser passer cela, tant pis, le bateau devra nous attendre. Nous courons à l’embarcadère pour faire la queue (avant qu’elle ne change d’avis) et quelques minutes plus tard, elle était dans l’eau, à côté de Franck, le requin dans les bras. Et là on était tous super contents car on devine aisément l’effort que ça a dû lui coûter.
En soirée, au bar de la piscine, nous trinquons à Sarah (qui là, nous la joue, « faut pas exagérer, c’était pas si terrible que ça »). Rebelote le soir dans notre restaurant préféré autour d’un ceviche.

Par Maël - Publié dans : MEXICO
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