C’est cela la Vallée de la Mort. Rien que le nom est magique. Nous bravons la chaleur et prenons le petit déjeuner dehors en plein soleil. Alors il fut avalé rapidement le petit déjeuner parce que quelques minutes de plus et nous ne répondions plus de rien. Heureusement notre voiture est climatisée (sans quoi cette journée n’aurait pu être envisagé). Nous suivons avec attention le niveau d’eau qui, par moments, nous a inquiétés. Nous regardons par curiosité le thermomètre jusqu’à ce qu’il atteigne 49°C. Nous commençons par aller voir les dunes, déjà brûlantes de bonne heure. Adrien a le visage tout rouge et rempli de sable mais clame haut et fort qu’il n’a pas chaud du tout. Aussi sortons nous rapidement la crème solaire pour parer au soleil redoutable. Nous avons établi un petit circuit pour voir les principaux centres d’intérêt de la vallée. La route dite la palette de l’artiste nous a particulièrement plu.
Les montagnes qui nous entourent sont vertes, jaunes, mauves, marrons. Le paysage est grandiose et même si la chaleur ne nous permet pas de faire de longues marches, nous descendons régulièrement de voiture pour mieux appréhender le paysage. Nous avons particulièrement aimé les étendues de sel que nous goûtons avec plaisir.
Mon grand regret et celui d’Adrien aussi sera de ne pas avoir pu faire le test de l’œuf à faire cuire sur une pierre. Nous finirons pas limiter les sorties extérieures quand un mal de crâne se fait sentir et par aller déjeuner. Surtout rester le plus longtemps possible dans des endroits climatisés. Nous ne pouvons résister au magasin de souvenir. Les enfants dépensent allègrement leur argent de poche que leur a donné Mamie avant le départ. Nous devons les calmer, leur rappelant, que des souvenirs, ils en trouveront également au Mexique.
Avant de quitter la vallée, nous nous adonnons à notre sport préféré. Profitant de l’absence de toute autre voiture, nous abaissons toutes nos vitres et crions à plein poumons. Chacun son tour pour commencer, puis tous les quatre ensemble. Et autant vous dire, qu’il ne vaudrait mieux pas tomber en panne car personne ne nous entendrait.
L’arrivée de nuit sur Las Vegas a quelque chose de féérique : il y a des lumières à perte de vue. Nous repérons à l’entrée de la ville un motel quelconque et sommes surpris par le prix peu onéreux des chambres. Nous remettons à plus tard le fait de trouver un motel, sachant que ce n’est pas ce soir que nous dormirons dans la voiture. Affamés, nous allons manger dans un Mac Donalds. C’est notre premier Mac Do aux USA et nous tenions absolument à nous en faire ce soir. Les premiers trouvés sur la route étaient seulement ouverts pour les emportés. Et contrairement à ce que nous pensions, les hamburgers ne sont pas plus gros, les portions de frites sont identiques à celles proposées en France. Nous sommes un peu déçus.
Nous traversons l’Avenue la plus commerçante de Vegas, le Strip et sommes mêlés aux embouteillages avant de choisir une chambre dans un motel. Nous nous écroulons de fatigue.
Par Maël
-
Publié dans : STATES
0
-
Recommander
Nous allons voir le second lac le plus vieux de l’Amérique du Nord. C’est en voyant une photo du Lonely Planet que nous avons décidé d’aller voir le lac. Il se caractérise par des tufs : blocs de sédiments de carbonate de calcium qui émergent du lac.
Le lac est immense et il offre une vue grandiose. Tout autour du lac, il y a des cratères dont le cratère Panum auquel nous accédons après une courte marche. Nous nous retrouvons en haut du cratère avec une multitude de pierres volcaniques. Nous roulons un peu sur la route 395 avant de nous arrêter pour déjeuner à Bishop. Nous faisons le plein de bouteilles d’eau en prévision de la chaleur qui nous attend à la vallée de la mort. La route est fort plaisante avec des montagnes à perte de vue. Peu à peu, le paysage change et nous nous retrouvons dans un paysage de désert avec une mer de sable. La vallée de la mort est toute proche. Nous suivons sur le tableau de bord la température qui ne cesse de croître. Le premier motel est situé à l’entrée du parc et bien que nous n’ayons pas réservé de logement, nous choisissons de poursuivre notre route pour nous enfoncer un peu plus dans la vallée. Nous nous arrêtons à Stovepipe Wells Village. Le village comporte une station d’essence, un motel, un saloon, une épicerie et un petit magasin de souvenir. Autant dire que nous ne risquons pas de nous perdre. Il est situé au milieu de nul part, entouré par le désert. C’est en sortant de la voiture que nous sommes saisis par la chaleur. Il est 19 heures 30 et il fait 111° farenheit soit 42° celsius. Nous n’osons pas imaginer ce qui nous attend demain, à l’heure où le soleil bat son plein. Comme tous les endroits isolés, le seul restaurant ferme à 21 heures. Notre serveur est fort sympathique : il nous apprend qu’il est né à Hong-Kong, qu’il connaît très bien l’Indonésie et la Martinique. Il plaisante avec nous pour que nous finissions nos plats (challenge difficile à relever étant donné les quantités) et offre une glace à la vanille aux enfants. Pour une fois, nous dînons assez rapidement, ce qui nous laisse le temps de faire une petite heure de devoirs avant de nous coucher.
Par Maël
-
Publié dans : STATES
0
-
Recommander
La matinée est consacrée au match France/Portugal. Nous arrivons au café avec 3 minutes de retard mais trouvons de bonnes places. Le match est animé et malgré l’enjeu, l’ambiance dans le café est sereine. Une famille américaine qui a du mal à terminer son énorme pizza nous propose de la partager avec nous. Pendant que Franck va me chercher un plat sans gluten, les enfants dégustent leur morceau de pizza. Pendant les dernières toutes minutes, nous accompagnons à notre façon les bleus en scandant « allez les bleus »- ce qui nous vaut d’attirer certains regards sur nous. Nous ne cachons pas notre joie au coup de sifflet de l’arbitre. Les autres supporters, y compris ceux du camp adversaire, viennent même nous féliciter pour cette belle victoire. Enjoués, nous reprenons notre route. Nous faisons une halte pour voir les séquoias géants : une marche sympathique à travers la forêt nous fait découvrir ces arbres majestueux dont la beauté est époustouflante.
Comme Adrien et moi avons nos maillots de foot, certaines personnes nous demandent les résultats et tous, français ou étrangers, sont ravis pour la France. Le paysage change énormément et nous n’en croyons pas nos yeux quand nous voyons de la neige sur les montagnes, puis tout à côté, sur le bord de la route. Franck, pourtant au volant à ce moment, descend sans rien nous dire et revient les mains chargées de boules de neige. Nous répliquons aussitôt et passons un bon moment à nous envoyer de la neige.
Nous projetons de passer la nuit près du Mono Lake pour le visiter le lendemain avant de continuer jusqu’à la vallée de la mort. Nous avons un timing serré si nous voulons tout voir. Pour la première fois, tous les motels de la ville sont complets. Seul le lodge avec une soit-disant vue sur le lac dispose de quelques chambres mais à un prix qui dépasse notre budget. Nous hésitons à continuer la route pour y trouver un motel à meilleur prix mais cela signifierait également faire l’impasse sur le lac. Finalement, nous prenons deux chambres et allons dîner rapidement avant la fermeture du restaurant. Nous y mangeons la spécialité, des ribs avec une sauce barbecue maison. Nous nous régalons avant de rejoindre nos chambres. Etant donné ce qu’elles nous coûtent, autant en profiter un peu.
Par Maël
-
Publié dans : STATES
0
-
Recommander
Au réveil, notre campement est entouré de petits écureuils adorables que nous prenons plaisir à regarder pendant notre petit déjeuner.
C’est en prenant la route pour aller voir le Glacier que je m’aperçois de l’inconcevable, de la monstrueuse erreur que nous avons commise. Je n’ose y croire et Franck est obligé de s’arrêter tant cela nous paraît étrange. Alors nous avons hésité à le mettre noir sur blanc, qui plus est sur internet. Mais soyons honnête en relatant vraiment ce qui s’est passé. S’il y a un pays que nous avons le moins préparé, c’est bien les States. Et bien, nous aurions mieux fait de nous pencher davantage sur la question. Parce que partir en terrain connu, est la meilleure façon de tomber de haut et c’est exactement ce qui nous arrive. Alors inutile de faire durer le suspens : nous souhaitions aller voir le Grand Canyon mais nous avons confondu Kings Canyon et le Grand Canyon. Parce que nous sommes arrivés aux States après un vol de 14 heures, une nuit blanche et un décalage horaire hors du commun. Parce que nous avons acheté le Lonely Planet sur la Californie et pas sur l’ensemble des USA, quand nous avons vu Kings Canyon sur la carte de la Californie, (après le Kings Canyon en Australie), nous avons tout simplement confondu les deux. Et comme le Grand Canyon se trouve en Arizona, nous ne risquions pas de le trouver sur notre Lonely. Et c’est en lisant un article qui compare Kings Canyon au grand canyon que nous nous en sommes rendus compte. Honteux de chez honteux !! Nous sommes consternés, d’abord par notre bêtise (il faut le dire), ensuite parce que tous nos plans se retrouvent chamboulés et surtout verrons-nous ce fameux Canyon ?
Pour l’instant, nous préférons mettre cela de côté et profiter de ce qui nous entoure parce que le parc Yosémite est une petite merveille.
En début d’après-midi, nous regagnons le village et allons vérifier dans le seul café du coin s’ils retransmettent bien le match de demain. Nous ne souhaitons (enfin surtout moi) rater cela pour rien au monde. La réponse est positive et nous apprenons par la même occasion notre futur potentiel adversaire : l’Italie. L’Allemagne/France n’aura donc pas lieu. Nous voulons nous renseigner sur Internet pour savoir les distances entre la vallée de la mort et le Grand Canyon mais il n’y a que trois postes et la file d’attente est bien trop longue. Nous continuons notre visite de la vallée avec une petite marche pour aller voir les chutes (Yosemite Falls). Magnifiques ! Les enfants se plaisent à rester devant les chutes, juste à l’endroit où nous recevons de l’eau. Nous adorons vraiment cette région. Comme nous sommes souvent sur le fil du rasoir, à vouloir tout voir à tout prix, nous oublions bien souvent de goûter aux joies simples de l’existence. A profiter tout simplement de ce qui nous entoure. Depuis le début de cette aventure, nous l’avons dit et répété : nous ne sommes pas en vacances. Parcourir le monde n’est pas de tout repos. Alors on ne va pas se plaindre non plus mais nous ne prenons jamais le temps de faire des choses simples comme traîner devant la télé, rester des heures à lézarder sur la plage, jouer aux cartes. Il en sera autrement ce soir puisque nous avons décidé de voir moins de spots mais de rentrer plus tôt afin de préparer un bon barbecue. Nous retournons au campement de la veille, achetons de la bonne viande, des tranches de bacon et une bonne bouteille de vin. Quoi de plus plaisant que de faire un bon feu juste devant son campement, avec les dernières lumières du soleil se reflétant sur les montagnes environnantes. Le feu est apaisant, la viande est succulente, les ours se font discrets – il faut faire très attention aux victuailles - les enfants sont heureux et se gavent de Chamallows : le moment est exquis.
Par Maël
-
Publié dans : STATES
0
-
Recommander
Nous faisons un dernier tour de San Fransisco en voiture et prenons la petite route en pente qui slalome. La vue sur la baie et sur Alcatraz est impressionnante. Pour quitter la ville, nous prenons le Bay Bridge : pont bien plus long que le Golden Gate avec deux étages. Epatant !
Nous nous arrêtons sur la route pour déjeuner. Au cas où nous aurions oublié le nom du pays dans lequel nous nous trouvons, il suffirait de regarder autour de nous : impossible de compter le nombre de drapeaux américains que l’on croise. C’est ainsi depuis notre arrivée et nous ne sommes par persuadés qu’Independance Day y soit pour quelque chose. Après déjeuner, je prends le volant. Je choisis bien mon moment, juste quand nous arrivons en pleine montagne avec des virages tous les 50 mètres. Nous ne tardons pas à remarquer un gigantesque nuage. A ce moment là, nous ne savons pas ce que c’est. Chacun donne son avis : nous passons tantôt du feu de forêt, à l’explosion, à la tornade qui vient droit sur nous. Nous avançons un peu plus pour voir de quoi il s’agit parce que nous ne voyons pas de feu et l’image qui se déploie devant nous semble tout droit sortie d’un film. Un peu plus tard, nous apercevons quelques flammes : il s’agit donc d’un feu de forêt que les pompiers ne sont pas prêts d’arrêter, étant donné l’ampleur du feu. Il fait presque nuit quand nous arrivons dans le parc Yosémite. Nous essayons le Lodge mais il est complet. Le long week-end ne nous facilite pas les choses. Nous élirons domicile ce soir dans un camp. Nous disposons d’une grande tente en dur avec un grand lit et deux petits. L’inconvénient c’est que la tente n’a pas de véritable porte et donc pas de clés, ce qui signifie que nous ne pourrons pas y laisser nos sacs pendant la journée. Ceci dit, tout le monde est logé à la même enseigne. Pendant que nous allons faire les courses pour dîner, nous demandons aux enfants de faire les lits. Grande première pour eux que nous ne sollicitons d’ordinaire que très peu. Nous prenons la voiture (quoi que l’on fasse, il faut prendre une voiture, tant les distances sont importantes). Or, le parc est truffé de one way (sens unique) et, empruntant la mauvaise direction, nous nous retrouvons presque à l’entrée du parc alors que le supermarché était à quelques mètres à peine. Nous commençons à nous inquiéter en pensant aux enfants. Il nous faudra une heure pour revenir sur nos pas et rejoindre les enfants. Les lits étaient fin prêts et on peut dire qu’ils ont fait cela comme des chefs. Nous dînons sur notre petite table située devant notre tente avant de nous coucher. A cause de la présence d’ours, nous ne devons pas laisser traîner de nourriture. Nous devons la placer dans des coffres prévus à cet effet. Partout des pancartes nous appellent à la vigilance et les photos disposées un peu partout d’ours en train d’attaquer des voitures pour y récupérer de la nourriture nous font froid dans le dos. Il fait froid et nous sortons les polaires mais rien à voir avec les températures froides que nous avions connues à Kings Canyon.
Par Maël
-
Publié dans : STATES
0
-
Recommander
Commentaires